net art, video, performance

Annie Abrahams

On Collaboration I – séance de travail

Kawenga – territoires numériques
21 Boulevard Louis Blanc
34000 MONTPELLIER

contact@kawenga.org
33(0)4 67 06 51 66
33(0)4 86 68 85 99

On Collaboration I
une séance de travail
Lundi 25 janvier 2010 de 19h à 21h Entrée libre

En parallèle à ma résidence au CNES  la Chartreuse consacrée à l’écriture d’une performance Huis Clos / No Exit autour de la collaboration et la dynamique dans un groupe dispersé pour six comédiens, Kawenga – territoires numériques à Montpellier est le lieu de deux séances de travail  On Collaboration I et II.

Lundi 25 janvier :  On Collaboration I

Comment  mettre à plat des dynamiques de collaboration dans une performance télématique? Quelles protocoles possibles avec l’outil technologique qui va réunir 6 personnes dispersées dans l’espace dans une seule image et univers sonore.
En présence de Simon Benhamou (chercheur en écologie comportementale), Mathias Beyler ( metteur en scène ), Laurent Marseault (expert en outils de collaboration sur le web), Thierry Serdane (chercheur en science info com) et Elisabeth Rolland-Thiers ( doctorante en psychologie cognitive expérimentale ) nous allons essayer d’élaborer des propositions.

Une introduction ou chacune de ces personnes expertes nous introduira dans son domaine en nous parlant de la place que le concept et la pratique de la collaboration présente dans son métier sera suivi d’une projection de la vidéo Tit for Tat (œil pour œil) qui utilise un outil de performance web un peu plus simple, mais conceptuellement pareil que celui actuellement en développement  pour Huis Clos / No Exit par x-réseau / Paris Villette.
Puis ce sera notre imaginaire, mais probablement aussi des extraits video des expérimentations des psychologues Zimbardo et Milgram, qui nous amèneront, j’espère, à des propositions intéressantes, specifiques pour Huis Clos / No Exit.

De gauche à droite : Mathias Beyler, Annie Abrahams, Elisabeth Rolland-Thiers, Thierry Serdane, Simon Benhamou, Laurent Marseault.

“Je pense que la question des menhirs comme celle des cathédrales montre que devant le dilemme compétition coopération, il a bien fallu trouver des règles du vivre ensemble, et que ces règles se sont souvent manifestées sous la forme de préceptes religieux, avec une formalisation de qui est censé être le bien et le mal. Si une mère humaine se comportait comme une mère écureuil*, toutes les âmes bien pensantes pétries de judéo-christianisme hurleraient au scandale moral, mais dans le cas de l’écureuil c’est ni bien ni mal, c’est seulement le moyen qu’a trouvé cette espèce pour survivre d’une génération à l’autre… chez les humains, le truc important ce ne n’est pas que ce serait bien ou mal en soi, mais que si les mères humaines se comportaient comme des mères écureuils, ça serait la fin de l’espèce humaine… et les mères humaines n’ont donc pas besoin qu’on les menace de représailles pour ne pas se comporter ainsi, car même sans la peur du gendarme ou du curé, leur intérêt personnel est de prendre soin de leurs petits pendant un temps long. Cependant pour des comportements moins vitaux, la solution n’est pas toujours évidente (comme dans le dilemme du prisonnier) et finalement cette solution dépend des règles sociales en vigueur, qui sont elles-mêmes sous la dépendance des églises et/ou de l’état. Dans le grand jeu de la vie humaine, les règles sont vraiment importantes, et finalement c’est ceux qui ont la capacité d’imposer leur règles qui ont le pouvoir… aux autres de se battre ensemble (donc de coopérer) pour assurer un contre pouvoir et éventuellement changer le rapport de force…”

*Le comportement maternel de la mère écureuil consiste à élever ses jeunes seule jusqu’à qu’ils aient 3 semaines puis à les flanquer dehors et ne plus jamais les revoir (ce qui implique que la plupart vont mourir rapidement).

Advertisements

Filed under: Event, , , , , , , , ,

FIND /

Archives

Annie Abrahams
%d bloggers like this: